La dimension sociale de la production de contenu web

Nous entendons souvent parler des dimensions ergonomiques, techniques et marketing de la production de contenu web mais avez vous entendu parler de la dimension sociale ? En tout cas, c’est une dimension qui prend de plus en plus d’importance parallèlement à la croissance des médias sociaux. Comment en est-on arrivé là ? Et quels sont les nouveaux enjeux ? Les réponses tout de suite.

Comment sont indexés vos contenus web ?

Les deux principales méthodes d’indexation des contenus web sont les suivantes :

  • L’indexation algorithmique : L’information est classée suivant une méthode préétablie (algorithme) et définie par un groupe restreint de personnes. C’est cette méthode qui est employée pour positionner vos contenus dans les moteurs de recherche.
  • L’indexation sociale ou Folksonomie : Le terme Folksonomie désigne un système d’indexation basé sur les utilisateurs (folk : les gens et taxinomy la science du classement). Pour tout vous dire je préfère le terme « indexation sociale », je le trouve moins effrayant :) .

L’indexation sociale :

L’indexation sociale (ou Folksonomie) est apparue avec l’avènement des nouveaux médias (ou médias sociaux) et vous n’avez pas pû y échapper. Les sites comme YouTube, Digg, FlickR, etc. fonctionnent sur le principe de l’indexation sociale.

En effet, ils proposent une plateforme technique qui permet aux utilisateurs d’indexer et de classer leurs contenus en y associant des mots clés. Ces contenus sont alors évalués au fil du temps par la communauté d’utilisateurs. L’indexation sociale est donc basée sur l’intelligence collective.

C’est donc aussi par l’avènement de telles pratiques que nous sommes venus à parler de conso-acteur puisque chaque utilisateur devient média.

Est-il possible de maîtriser l’indexation sociale ?

Hier, les contenus étaient indexés selon des méthodes algorithmiques plutôt homogènes puisque le principal point d’accès à l’information était le moteur de recherche. Pour les marques l’enjeu était alors de maîtriser les critères des algorithmes et de concevoir leurs contenus en fonction de ce cahier des charges. Le travail n’était d’ailleurs pas simple, il fallait s’adapter continuellement aux nouvelles exigences des moteurs.

Aujourd’hui, les médias sociaux comme Facebook, Youtube, etc deviennent de véritables sources d’informations au même titre que les moteurs de recherche. Les utilisateurs de ces plateformes y mettent des vidéos, des images, des contenus textes, des liens hypertextes, etc. pour différentes raisons d’ailleurs. Soit parce que ces sources sont utiles, amusantes, valorisantes, etc. C’est là que l’on comprend que l’indexation sociale est difficilement maîtrisable puisqu’elle est directement liée à des critères subjectifs. Il devient donc nécessaire pour les marques d’adapter leurs contenus aux besoins des utilisateurs.

Comment indexer socialement vos contenus ?

Aujourd’hui, les marques prennent conscience de l’importance de l’indexation sociale mais il y a un mais.

En effet, pour elles ils restent difficile de perdre la main sur sa communication, c’est contraire aux gènes de l’entreprise.

Pourtant la démarche est simple, il suffit d’aller à la rencontre de son public sur les médias sociaux et discuter pour apprendre à mieux les connaître.

Ensuite, il faut produire de nouveaux contenus et écouter le feedback des utilisateurs. Pour enfin réadapter vos contenus. Progressivement et finalement plutôt simplement, les utilisateurs s’approprieront vos contenus et développeront ainsi la visibilité de vos contenus sur les médias sociaux.

La dimension sociale de la production de contenus web se traduit donc par de l’écoute en amont, pour produire des contenus web en adéquation avec les attentes des utilisateurs pour favoriser la visibilité des marques dans les médias sociaux. Et elle s’accompagne d’ailleurs, d’un certains nombre de changements au sein même de l’organisation. Il est nécessaire de bousculer des schémas préconçus :

  • Ne plus voir la communication web comme un nombre restreint d’actions massives mais plutôt comme un grand nombre de micros actions.
  • Ne plus assigné un objectif précis à une action donnée mais plutôt un objectif commun à l’ensemble des micros actions, celui de se créer des opportunités de tout type.

Et finalement, tout ce que j’ai à dire là dessus, c’est que ceux qui s’y sont essayés ne peuvent plus s’en passer. La preuve en image, Manuel Diaz – Fondateur de Groupe Reflect interviewé par blogangels.net, nous prouve qu’il y a des intérêts multiples à donner une dimension sociale à la production de contenus web.

Alors pensez-vous qu’il faille intégrer une dimension sociale dans la production de contenus web ? Et si vous l’avez déjà fait vous qu’en pensez vous ? Quels sont vos retours ?

Crédit image : Laughing Squid

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Commentaires (5)


  1. Manuel Diaz
    25 février 2009:

  2. sylvain.gueguen
    25 février 2009:

  3. Erwan
    25 février 2009:

  4. sylvain.gueguen
    25 février 2009:

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