Quelle marque ne voudrait pas créer le produit que tout le monde s’arracherait ? Aucune, je pense. Pour cela, il n’y a qu’un seul moyen : prendre en compte les attentes des consommateurs et les faire participer à la conception du produit. C’est ce que l’on appelle le crowdsourcing ou la co-conception.
Crowdsourcing : Définition
Le crowdsourcing consiste, pour les éditeurs de sites, à utiliser les internautes pour créer des contenus, répondre aux questions d’autres visiteurs, voire participer à la conception du site. En mutualisant les ressources et compétences de leurs visiteurs, les sites peuvent alors proposer des produits et services à des coûts très bas. Ce terme, que l’on peut traduire par « développement avec la participation de nombreux utilisateurs » représente une sorte d’externalisation (« outsourcing »).
source : Journal du net
Le crowdsourcing est un néologisme conçu en 2006 par Jeff Howe et Mark Robinson, rédacteurs à Wired magazine. Calqué sur l’outsourcing, qui consiste à faire réaliser en sous-traitance, donc externaliser des tâches qui ne sont pas du métier fondamental de l’entreprise, le crowdsourcing consiste à utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes, et ce, au moindre coût. La traduction littérale de crowdsourcing est « approvisionnement par la foule », mais ne reflète pas le véritable contenu du vocable.
source : Wikipédia
Crowdsourcing : Cas concrets
Les exemples en matière de crowdsourcing sont de plus en plus nombreux. Certaines marques demandent aux internautes de participer à la création de leur logo, de leurs nouveaux produits, à l’amélioration de leurs services, etc. Le crowdsourcing n’est pas réservé aux marques, nous avons tous entendu parler de la campagne d’Obama sur le web, lui aussi (ou plutôt son équipe marketing) a souhaité prendre en compte les attentes des américains pour définir son plan de campagne. Voici quelques exemples d’actions de crowdsourcing :

Peugeot organise depuis l’année 2000 un jeu concours de design. La 1ère édition du Concours de Design Peugeot vous invitait à dessiner votre Peugeot de 2020. L’édition de 2008 avait pour thématique : « Imaginez la Peugeot des Mégalopoles Mondiales de demain ». Les concours de Peugeot connaissent un grand succès, lors de la dernière édition plus de 2 500 propositions ont été enregistrées. Le gagnant a vu son projet présenté lors du salon de l’Automobile à Shanghai.

Walker’s, la marque de chips américaine, s’est appuyée sur les contributions des internautes pour faire évoluer son offre. La marque a demandé aux internautes de suggérer de nouvelles recettes pour leurs chips, chacune de ses suggestions a été ensuite évaluées pour n’en retenir qu’une seule. La gagnante s’est vu attribuer un chèque de 50 000 Livres et la marque s’est engagée à lui reverser 1% du chiffre d’affaires réalisé avec ce nouveau produit. Belle opération, non ?
Le crowdsourcing est un outil très utile pour les marques car il permet d’envisager durablement leur développement. D’ici quelques temps, je vous proposerai un billet sur les facteurs clés de succès d’une telle campagne mais peut être que l’on pourrait déjà en discuter ?
Crédit image : daniel incandela
Popularity: 25% [?]
Jean
27 mai 2009:
Tweet
Super panorama! Le crowsourcing commence a être bien compris par les marques, et la campagne de Walker’s en est la preuve.
Les marques avaient souvent tendance à profiter des apports de leurs consommateurs sans les rémunérer de façon suffisante. Et ça s’apparentait souvent à du travail caché.
Mais quand l’échange est honnête, la co-conception peut-être vraiment très intéressante.
Cédric DENIAUD
27 mai 2009:
Tweet
Pour le crowdsourcing, pas mal d’autres exemples (pub TV de Doritos lors du SuperBowl), packaging de bouteilles (Pepsi, Dark Dog). Au sein de feedback2.0, on mène pas mal d’opérations de ce type mais plutôt dans un cadre privé et du coup je prefere parler de « community sourcing » (s’appuyer sur les membres les plus actifs d’une communauté de marque pour les intégrer dans une démarche de co-conception produit / service).
sylvain.gueguen
27 mai 2009:
Tweet
@Jean : Merci
Je pense effectivement que ça doit être un échange win / win pour que cela fonctionne sur le long terme, c’est le principal facteur clé de succès.
@Cédric : Effectivement les exemples sont nombreux d’ailleurs pour ceux qui voudraient aller plus loin, je vous conseille de vous rendre sur ce wiki. C’est vrai que chez Feedback 2.0 vous avez de beaux exemples à mettre en avant.
).
J’aime bien la distinction que tu fais. Le « community sourcing » sera aussi un moyen de créer une relation durable avec les membres de la communauté de marque. Cette pratique reste pour le moment réservée à un nombre limité de marques (toutes les marques ne peuvent pas prétendre avoir une communauté
NatC
3 juin 2009:
Tweet
Il me semble que ta présentation du crowdsourcing reste partielle. L’explication et les exemples sont centrés sur ce qui n’est finalement qu’une forme moderne du concours de marque. Ceux-ci existent depuis longtemps, même si je te l’accorde, la volonté d’impliquer les participants dans la création de produits ou la communication de la marque est un phénomène plus récent – je pense que les premiers exemples remontent cependant au moins aux années 80.
Cet aspect de « concours ouvert à tous », où les contributions restent individuelles, masque la partie la plus intéressante du crowdsourcing, celle où les résultats sont le produit d’interactions entre les participants, ou de l’agrégation de leurs contributions.
C’est le cas de wikipedia, des systèmes de tags appliqués par les utilisateurs, en usage sur de nombreux sites (cf flickr), du tablet PC que techcrunch essaie de construire en s’appuyant sur sa communauté, ou encore des infos que chacun peut rajouter à Google Maps ou aux sites d’infos touristiques. Le plus bel exemple reste pour moi l’ESP game (racheté et hélas détourné depuis par Google), un jeu où, tout en jouant, les contributeurs appliquent des mots-clés à des images, afin de construire un index d’images du web fonctionnant par mots-clés.
Ce sont ces interactions entre contributeurs, facilitées par Internet, qui me semblent apporter une véritable dimension au crowdsourcing.
Par contre, il est vrai que la dimension interactive ne répond pas à toutes les problématiques, notamment celle du design – rien de pire qu’un design où 36 personnes donnent leur avis.
sylvain.gueguen
3 juin 2009:
Tweet
@NatC : Je suis totalement d’accord avec toi. J’ai d’autres exemples en tête où l’interaction et source de co-création. Tu fais bien d’apporter cette précision, merci pour ton commentaire
Trackbacks
4 février 2012:
Tweet