Il y a quelques temps, je vous ai proposé un article intitulé Crowdsourcing : Définition et cas concrets. En conclusion de cet article, je vous disais que j’allais tenter de définir les facteurs clés de succès d’une action de Crowdsourcing. C’est ce que je vous propose aujourd’hui, cette liste n’est pas exhaustive, vous êtes donc inviter à la compléter par un commentaire
1 – Placer l’individus au coeur :
J’ai eu l’occasion de lire des articles où les auteurs n’étaient pas réellement pour le crowdsourcing. Ils mettaient en avant l’exploitation des internautes au profit des intérêts économiques de la marque. J’ai tendance à penser qu’il y a une sorte d’auto-régularisation, je m’explique avec deux exemples :
D’abord la cas Linkedin, ce réseau professionnel a voulu mettre sa communauté à son service. Dans le cadre de son développement à l’international, Linkedin doit traduire sa solution pour l’adapter à chaque nouveau marché comme l’avait Facebook précédemment. Le contexte étant totalement différent, Facebook est gratuit alors que Linkedin est payant pour bénéfier de services « premium », la réaction de la communauté fut alors totalement différente. Les traducteurs présents sur la plateforme ont protesté en créant un groupe de protestation. Linkedin va donc revoir sa copie.
Deuxième exemple, la marque de chip’s Walker’s. Cette marque demande aux internautes des suggestions de recettes pour lancer un nouveau produit. La recette qui sera sélectionnée permettra à son propriétaire de percevoir 1% du chiffre d’affaires réalisé. Dans ce cas, la marque a reçu un grand nombre de suggestions.
Ces deux exemples montrent qu’il y a une certaine auto-régulation, c’est le marché de l’offre et de la demande. Si les internautes se sentent exploités, ils ne participeront pas. Qu’en pensez-vous ?
2 – Donner de la visibilité :
Il est plus difficile de générer des idées si personne ne connait votre initiative. Le projet doit être rendu visible au public cible. Pour cela, il est donc nécessaire de définir en amont les actions à mettre en place pour promouvoir cette initiative tout au long du projet. La mécanique de promotion mise en place pour la campagne de Crowdsourcing menée par Nissan Canada était très bien adaptée.
3 – Créer l’émulation :
Comme le disais NatC dans les commentaires de mon précédent billet : « Ce sont ces interactions entre contributeurs, facilitées par Internet, qui me semblent apporter une véritable dimension au crowdsourcing. »
En effet, il ne s’agit pas seulement de définir les objectifs, la proposition, mettre en place une plateforme et en assurer la promotion. Des personnes doivent prendre en main le projet et créer le lien entre la marque et les contributeurs pour créer de l’émulation, développer la créativité, creuser les suggestions et les rapporter en interne. Il s’agit avant tout de rapports/ échanges humains qu’il faut valoriser et personnaliser.
4 – Planifier les étapes du projet :
Comme tout projet, il faut planifier et cadrer son déroulement. Définir un road map en amont permet d’envisager différents scénarios. Dans ce genre de projet, il me semble que la phase de réflexion amont est très importante pour éviter des déceptions chez les acteurs du projet : la marque et les contributeurs.
Comme je le disais en introduction, cette liste n’est pas exhaustive alors n’hésitez à la compléter par un commentaire
Crédit image : ?keaggy.com
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Jean
10 juillet 2009:
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Merci Sylvain pour cette liste à imprimer et à consulter absolument avant de se lancer dans l’aventure du crowdsourcing.
Un facteur clé qui me semble important, même s’il est évident (pas tant évident que ça vu que certaines marques n’y pensent pas), c’est que la marque doit avoir un objectif en se lançant dans le crowdsourcing.
Cet objectif peut être de la notoriété, de l’image, de la fidélisation… Mais le plus important est que le crowdsourcing ai un intérêt intrinsèque : le produit cocréé doit être important pour la marque, il doit être un objectif en lui-même.
Pour plusieurs raisons:
La première est une question de motivation des utilisateurs (et de respect envers eux). S’ils ne comprennent pas pourquoi la marque a besoin d’eux, ils ne s’impliqueront pas. Et les faire travailler sur un sujet qui n’est pas important est un manque de respect envers eux.
La seconde raison est que le crowdsourcing est efficace pour… (tadam…) …améliorer la qualité du produit cocréé. Si la marque souhaite travailler son image ou fidéliser, il existe des moyens plus appropriés pour le faire.
Et la dernière raison est simple : tous les efforts de l’entreprise doivent être portés vers l’amélioration de la satisfaction du client, et donc de l’offre. Si la marque est forte sur ce point, tous les autres indicateurs suivront : notoriété, image, fidélisation… Le crowdsourcing doit aller dans ce sens : améliorer l’offre.
Arnaud Briand
20 juillet 2009:
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Salut Sylvain,
Sur ce sujet, le livre « Le travail du consommateur – De McDo à eBay : comment nous coproduisons ce que nous achetons » de Marie-Anne Dujarier (Editions La Découverte) est intéressant. 18 €uros. Je précise, je ne suis ni affilié ni commissionné sur cet ouvrage.
Arnaud
sylvain.gueguen
20 juillet 2009:
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@Jean : Merci pour ton commentaire et désolé pour le temps de réaction
@Arnaud : Que de recommandations de lecture